Des miroirs fêlés.

“Des miroirs fêlés”, un collage d’esquisses monotinte sépia à l’huile et au fusain sur toile, 50 x 50 cm, 2021.

Il peut être risqué de dire à certaines personnes que vous les aimez… vous pouvez risquer de les perdre, voire de vous perdre vous-même.

”COVID-19 — fini les bises à la pelle !”, oil on canvas, 60 x 50 cm., 2020, is a self-portrait of myself hesitating to kiss my own death skull, and is surrounded by a ring of blue roses. The blue roses symbolize the unattainable; here, an unfulfilled love-moment that is even too complicated to be described in words because our natural habit of performing the delicious bises à la pelle is abruptly stopped by the cold mental forewarning that “some doors should never be opened”. There is nothing to say, save perhaps “Oh, I almost forgot.” This is, indeed, a challenging conceptual and technical study and essay. The image of a person kissing a death skull is an age-old meme (if not a cliché). Here the twist is to play on the concept of The Picture of Dorian Gray, whereby the death skull is the mirrored image of my true Self — i.e. that part of me that always remains constant, regardless of the « accoutrements » of fashion, disposition, or aging. In the Age of COVID-19 a simple kiss on the cheek can become the shovel that digs our own grave… Indeed we must all face our own Death, with eyes open or shut. And yet Death finds meaning only against the background of Life, though measured in mere years or breaths. Just as Light has no significance without shadow or Darkness, we cannot live Life fully being afraid of Death. “On ne peut pas vivre en ayant peur de mourir … “
«Secundo fluctus» (Second Wave), 60 x 50 cm., oil on canvas, 2020. The theme of this self-portrait is the impossible dream that is never finally achieved — no matter how much success we or others may think we have achieved, the dissatisfaction is always there. That has been the plight of most artists throughout human history; and it is no less today — for artists, and for non-artists. The tremendous Saturn-influence enveloping us at this time insists upon the renewal of our dreams, our motives, our ways of seeing, acting, living … imposing a heavy reality check upon us all. It is not all negative from an overall perspective, but it takes a higher degree of ingenuity, creativity, and persistence in order to create the much-needed and long-overdue New Consciousness. This dark expressionist self-portrait entitled “Second Wave”, provides a subjective inside-looking-out acknowledgment of the present experience. The intention is to document the thick muddy gelé of fear + careful hopefulness that we are all enduring in this Winter of darkness. The observant viewer will note that the face is itself a mask, as is the masking Darkness.

Portrait d’un vieux retraité 

”  Portrait d’un vieux retraité “, huile sur toile, 50 x 50 cm, 2021. Cet autoportrait est mon premier tableau après ma série COVID-19. Depuis lors, ma vie a énormément changé, s’ouvrant à une nouvelle résidence, à de nouvelles idées et à de nouveaux objectifs, ainsi qu’à de nouvelles façons de me voir et de me représenter… et de représenter l’humanité.

L’idée est de pousser l’empâtement jusqu’à ses limites figuratives, comme le faisait souvent Vincent Van Gogh, ou peut-être Edvard Munch. Bien sûr, cela exclut les détails fins du pinceau. Mais on a la possibilité de travailler avec des crêtes de peinture, des bulles, des failles et des trous, et de suggérer des définitions figuratives qui changent avec l’angle de perception. Le fond noir-rouge-brun et les sous-couches imitent les arrière-plans sombres des chambres de nombreux tableaux des maîtres anciens, et le cadre peint autour du portrait avec des traces dorées fournit un autre commentaire sur l’âge du tableau, son thème et le protagoniste/sujet. Je réfléchis toujours trop à mon art et, par conséquent, je passe par une période de déconstruction et de simplification pour obtenir le meilleur effet final… comme la réduction d’un roman en un haïku.

Ce portrait brut, rude et (en surface) apparemment ” inachevé ” est un exercice de superposition de sous-peinture, et représente un léger recul dans l’abstraction figurative, pour exprimer une réflexion sur la tapisserie compliquée et surréaliste de la vie. La retraite n’est qu’une des nombreuses périodes de transition de la vie… toutes sont par définition ” inachevées “.

“Ritratto di un vecchio pensionato”, olio su tela, 50 x 50 cm, 2021. Questo autoritratto è il mio primo dipinto dopo la mia serie COVID-19. Da allora la mia vita è cambiata enormemente, aprendosi a una nuova casa, nuove idee e obiettivi, e nuovi modi di vedere e rappresentare me stesso… e l’umanità.

L’idea è quella di spingere l’impasto ai suoi limiti figurativi, come faceva spesso Vincent Van Gogh, o forse Edvard Munch. Naturalmente, questo esclude il dettaglio fine del pennello. Ma si ha l’opportunità di lavorare con creste di pittura, bolle, spaccature e buchi, e definizioni figurative suggerite che cambiano con l’angolo di percezione. Lo sfondo nero-rosso-marrone e i sottofondi imitano gli sfondi scuri delle stanze in molti dipinti dei vecchi maestri, e la cornice dipinta intorno al ritratto con tracce dorate fornisce un ulteriore commento sull’età del dipinto, il suo tema, e il protagonista/soggetto. Penso sempre troppo alla mia arte, e di conseguenza passo attraverso un periodo di decostruzione e semplificazione per il miglior effetto finale… come ridurre una novella in un haiku.

Questo ritratto grezzo, ruvido e (in superficie) apparentemente “incompiuto” è un esercizio di stratificazione di sottopittura, e rappresenta una leggera ritirata nell’astrazione figurativa, per esprimere la riflessione sul complicato e surreale arazzo della vita. Il pensionamento non è che uno dei tanti periodi di transizione nella vita… tutti i quali sono per definizione “non finiti”.

“Retrato de un viejo jubilado”, óleo sobre lienzo, 50 x 50 cm, 2021. Este autorretrato es mi primer cuadro después de mi serie COVID-19. Desde entonces mi vida ha cambiado enormemente, abriéndose a un nuevo hogar, a nuevas ideas y objetivos, y a nuevas formas de verme y representarme a mí mismo… y a la humanidad.

La idea es llevar el impasto a sus límites figurativos, como hicieron a menudo Vincent Van Gogh, o quizás Edvard Munch. Por supuesto, eso excluye el detalle del pincel fino. Pero se tiene la oportunidad de trabajar con crestas de pintura, burbujas, grietas y agujeros, y se sugieren definiciones figurativas que cambian con el ángulo de percepción. El fondo negro-rojo-marrón y las capas inferiores imitan los fondos de habitación oscurecidos de muchos cuadros de los antiguos maestros, y el marco pintado alrededor del retrato con trazos dorados proporciona otro comentario sobre la edad del cuadro, su tema y el protagonista/sujeto. Siempre pienso demasiado en mi arte y, en consecuencia, paso por un periodo de deconstrucción y simplificación para conseguir el mejor efecto final… como reducir una novela a un haiku.

Este retrato crudo, áspero y (en la superficie) aparentemente “inacabado” es un ejercicio de capas de pintura subyacente, y representa un ligero retroceso hacia la abstracción figurativa, para expresar la reflexión sobre el complicado y surrealista tapiz de la vida. La jubilación no es más que uno de los muchos periodos de transición en la vida… todos ellos son, por definición, “inacabados”.

jeux d’eau.

jeux d’eau ;
dégel du printemps :
gouttes d’eau,
parfois en cascades …
beau à regarder.
et pourtant fascinant de voir
comment ces jeux d’eau
peuvent à la fois
donner une nouvelle vie,
et nous soutenir …
mais quelque fois aussi détruire
beaucoup de ce qui est
naturel et artificiel …

from my book: « Jisei », 2013, Cyberwit publishers.

L’été de ma renaissance.

« L’été de ma renaissance », 50 x 60 cm., huile sur toile, 2021.

Cet autoportrait impressionniste représente une image française classique du début du siècle (années 1900) par une belle journée d’été en Provence. Le cadre peint prolonge la sensation d’une brise légère et d’une délicieuse chaleur vibrante. Il est peint dans le style d’un artiste de rue – comme un croquis rapide et intuitif.

 L’été de ma renaissance.


L’été de ma renaissance.


Madame Pandémie

ne s’amusée pas

par la résistance qu’elle a endurée

et qui menace son règne de pouvoir.

Les nouveaux vaccins sont son

moment de Hiroshima,

et la grande dame qui est montée

si brusquement au pouvoir

et à la proéminence

a maintenant l’air fatiguée

et hagarde.

Mais je suis ravi à l’idée

d’un été sauvage en Provence …

l’été de ma renaissance.

— Adam Donaldson Powell

Found in an old chest — cartoon from 1987, but still relevant.