Portrait d’un vieux retraité 

”  Portrait d’un vieux retraité “, huile sur toile, 50 x 50 cm, 2021. Cet autoportrait est mon premier tableau après ma série COVID-19. Depuis lors, ma vie a énormément changé, s’ouvrant à une nouvelle résidence, à de nouvelles idées et à de nouveaux objectifs, ainsi qu’à de nouvelles façons de me voir et de me représenter… et de représenter l’humanité.

L’idée est de pousser l’empâtement jusqu’à ses limites figuratives, comme le faisait souvent Vincent Van Gogh, ou peut-être Edvard Munch. Bien sûr, cela exclut les détails fins du pinceau. Mais on a la possibilité de travailler avec des crêtes de peinture, des bulles, des failles et des trous, et de suggérer des définitions figuratives qui changent avec l’angle de perception. Le fond noir-rouge-brun et les sous-couches imitent les arrière-plans sombres des chambres de nombreux tableaux des maîtres anciens, et le cadre peint autour du portrait avec des traces dorées fournit un autre commentaire sur l’âge du tableau, son thème et le protagoniste/sujet. Je réfléchis toujours trop à mon art et, par conséquent, je passe par une période de déconstruction et de simplification pour obtenir le meilleur effet final… comme la réduction d’un roman en un haïku.

Ce portrait brut, rude et (en surface) apparemment ” inachevé ” est un exercice de superposition de sous-peinture, et représente un léger recul dans l’abstraction figurative, pour exprimer une réflexion sur la tapisserie compliquée et surréaliste de la vie. La retraite n’est qu’une des nombreuses périodes de transition de la vie… toutes sont par définition ” inachevées “.

“Ritratto di un vecchio pensionato”, olio su tela, 50 x 50 cm, 2021. Questo autoritratto è il mio primo dipinto dopo la mia serie COVID-19. Da allora la mia vita è cambiata enormemente, aprendosi a una nuova casa, nuove idee e obiettivi, e nuovi modi di vedere e rappresentare me stesso… e l’umanità.

L’idea è quella di spingere l’impasto ai suoi limiti figurativi, come faceva spesso Vincent Van Gogh, o forse Edvard Munch. Naturalmente, questo esclude il dettaglio fine del pennello. Ma si ha l’opportunità di lavorare con creste di pittura, bolle, spaccature e buchi, e definizioni figurative suggerite che cambiano con l’angolo di percezione. Lo sfondo nero-rosso-marrone e i sottofondi imitano gli sfondi scuri delle stanze in molti dipinti dei vecchi maestri, e la cornice dipinta intorno al ritratto con tracce dorate fornisce un ulteriore commento sull’età del dipinto, il suo tema, e il protagonista/soggetto. Penso sempre troppo alla mia arte, e di conseguenza passo attraverso un periodo di decostruzione e semplificazione per il miglior effetto finale… come ridurre una novella in un haiku.

Questo ritratto grezzo, ruvido e (in superficie) apparentemente “incompiuto” è un esercizio di stratificazione di sottopittura, e rappresenta una leggera ritirata nell’astrazione figurativa, per esprimere la riflessione sul complicato e surreale arazzo della vita. Il pensionamento non è che uno dei tanti periodi di transizione nella vita… tutti i quali sono per definizione “non finiti”.

“Retrato de un viejo jubilado”, óleo sobre lienzo, 50 x 50 cm, 2021. Este autorretrato es mi primer cuadro después de mi serie COVID-19. Desde entonces mi vida ha cambiado enormemente, abriéndose a un nuevo hogar, a nuevas ideas y objetivos, y a nuevas formas de verme y representarme a mí mismo… y a la humanidad.

La idea es llevar el impasto a sus límites figurativos, como hicieron a menudo Vincent Van Gogh, o quizás Edvard Munch. Por supuesto, eso excluye el detalle del pincel fino. Pero se tiene la oportunidad de trabajar con crestas de pintura, burbujas, grietas y agujeros, y se sugieren definiciones figurativas que cambian con el ángulo de percepción. El fondo negro-rojo-marrón y las capas inferiores imitan los fondos de habitación oscurecidos de muchos cuadros de los antiguos maestros, y el marco pintado alrededor del retrato con trazos dorados proporciona otro comentario sobre la edad del cuadro, su tema y el protagonista/sujeto. Siempre pienso demasiado en mi arte y, en consecuencia, paso por un periodo de deconstrucción y simplificación para conseguir el mejor efecto final… como reducir una novela a un haiku.

Este retrato crudo, áspero y (en la superficie) aparentemente “inacabado” es un ejercicio de capas de pintura subyacente, y representa un ligero retroceso hacia la abstracción figurativa, para expresar la reflexión sobre el complicado y surrealista tapiz de la vida. La jubilación no es más que uno de los muchos periodos de transición en la vida… todos ellos son, por definición, “inacabados”.

jeux d’eau.

jeux d’eau ;
dégel du printemps :
gouttes d’eau,
parfois en cascades …
beau à regarder.
et pourtant fascinant de voir
comment ces jeux d’eau
peuvent à la fois
donner une nouvelle vie,
et nous soutenir …
mais quelque fois aussi détruire
beaucoup de ce qui est
naturel et artificiel …

from my book: « Jisei », 2013, Cyberwit publishers.

L’été de ma renaissance.

« L’été de ma renaissance », 50 x 60 cm., huile sur toile, 2021.

Cet autoportrait impressionniste représente une image française classique du début du siècle (années 1900) par une belle journée d’été en Provence. Le cadre peint prolonge la sensation d’une brise légère et d’une délicieuse chaleur vibrante. Il est peint dans le style d’un artiste de rue – comme un croquis rapide et intuitif.

 L’été de ma renaissance.


L’été de ma renaissance.


Madame Pandémie

ne s’amusée pas

par la résistance qu’elle a endurée

et qui menace son règne de pouvoir.

Les nouveaux vaccins sont son

moment de Hiroshima,

et la grande dame qui est montée

si brusquement au pouvoir

et à la proéminence

a maintenant l’air fatiguée

et hagarde.

Mais je suis ravi à l’idée

d’un été sauvage en Provence …

l’été de ma renaissance.

— Adam Donaldson Powell

Found in an old chest — cartoon from 1987, but still relevant.

Through the Looking Glass of 2020.

 

“Corona: In the Eye of the Storm (We Can’t Breathe)”, oil on canvas, 61 x 61 cm.

 

The year 2020 has been an introspective year for me; a time where all travels and other big plans were abruptly cut short, and the abstractions, with which I am always concerned in my Art and in my writing, began to move away from my long-time fascination with geometric art, minimalism, hard-edge paintings, and other severe styles … and more towards pushing the boundaries of semi-realism — but still with the same psychological, social and political questions as before. Because I wanted to approach figurative painting from and with diverse styles and techniques, I made 2020 into my year of the portrait, and of learning to exist in a COVID-19 driven reality. The works made in 2020 thus include twenty self-portraits, as well as portraits of family, friends, and of a past husband. They are a diary of my year in isolation and meditation. I have collected several of these works in a slide-show, including a few from before 2020 (which inspired this later process). 

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